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Musée de France
 

Les collections permanentes
du musée


Les verres dits de « Grésigne »

verre de grésigne 002

Les verreries de Grésigne, comme la plupart des verreries forestières sous l’Ancien Régime, produisent entre le XVIIème et le XIXème siècles du verre creux à usage utilitaire.
Le verre est élaboré à partir de silice (sable) auquel on adjoint du calcaire sous forme de chaux, soude, la couleur est obtenue avec des oxydes métalliques, du cobalt ou des cendres de chêne, de hêtre, de fougère. La plupart des tessons de la Grésigne ont une coloration bleue, verdâtre, avec prédominance du bleu ou du vert selon les nuances.
Les verres dits de « Grésigne » se caractérisent par la couleur verte ou bleu-vert si particulière. Le bois est la première source d’énergie pour le travail du verre d’où la volonté des verriers de s’implanter en bordure de la forêt.
Le Languedoc au XVIIème siècle est divisé en 5 départements verriers dont un porte le nom de « grésigne ». Il comprend : l’Albigeois, le Rouergue et le Bas-Quercy, jusqu’aux confins de l’Armagnac.

Dans le Tarn, on observe l’émergence de familles de verriers. Les verriers sont protestants et nobles. Ces véritables dynasties se suivent sur plusieurs générations. Les familles de gentilshommes verriers de Grésigne s’allient par des mariages et se constituent en groupement de plusieurs verriers. Citons à la fin du XVème siècle, l’association des Noguier de la verrerie de Lafage, oeuvrant avec les de Grenier (ou Granier) de la verrerie des Cabannes, commune de St Beauzile. A  partir de 1434, on rencontre déjà les « de Grenier », famille de gentilshommes verriers aux abords de la grésigne, ainsi que les « de Robert ». Ils y restent en tant que verriers jusqu’au début du XIX° siècle.
La majorité des pièces de notre collection sont brillantes et bullées. Les éléments du décor, rapportés à chaud, sont peu variés. Ce sont surtout des filets ténus, appliqués en spirale autour des cols. L’espacement des spires n’est pas toujours régulier. Il y a des cordons plus ou moins saillants à la base de certains cols évasés et sous l’orifice de la plupart des goulots. Ces renforts peuvent être lisses et dans ce cas rectilignes ou ondulés, ou, travaillés à la pince. Quelques pastilles de verre sont rapportées à la pince.
La collection du Musée Raymond LAFAGE de LISLE-SUR-TARN comporte des:
Verres à usage domestique : bouteilles, bocaux, bonbonnes, vinaigrier, porrons (récipient qui présente un long bec verseur pour boire à la régalade).
 Parmi les bouteilles exposées, vous verrez une grande bouteille du XVIII° siècle un peu cassée mais intéressante car elle possède un cachet et provient de la cave d’un notaire de Lisle-sur-Tarn.
Verres à usage commercial : mesures où l’on distingue la marque de l’anneau de fer maintenu par une tige plate accrochée au niveau de la lèvre de la bouteille.
(une est étalonnée et marquée d’un cercle de fer à la marque de la ville. Cet anneau de fer soudé autour du col, indiquait la hauteur du liquide pour que la mesure soit exacte.)
Verres à usage médical : pilon, topettes, urinal
Pièces spécifiques à l’hygiène corporelle : flacon, tire-lait
Quelques pièces de luxe destinées à une clientèle aisée : veilleuse à huile, verre à vitre, verre à boire (à pied).
Quelques verreries : Verrerie de Bonan – Verrerie de Haute Serre – Verrerie de Fonblanque
 
La fin des verreries :
Les verriers de Grésigne doivent faire face à la création de la verrerie à charbon de terre de Carmaux en 1754.
Cette forêt est rachetée en 1850 par les mines de Carmaux, concession de la famille de SOLAGES : verrerie à charbon de terre - concurrence nouvelle.
En 1895, les premières machines semi-automatiques apparaissent. Elles vont révolutionner la profession.



Les dessins de Raymond Lafage enfant du pays








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